Menaces de mort au Carrefour de Rueil-Malmaison : Audience ce jour devant la 16e Chambre du Tribunal correctionnel de Nanterre

Communiqué de presse. Paris, 23 avril 2018.

Anaïs Mammeri, prévenue dans l’affaire du Carrefour de Rueil-Malmaison, comparaîtra aujourd’hui pour menaces de mort à raison de l'orientation sexuelle devant le Tribunal correctionnel de Nanterre.

Samedi 3 mars 2018, deux hommes avaient été victimes d'injures et de menaces de mort homophobes en passant à la caisse du Carrefour de Rueil-Malmaison. Face à la violence des propos, Mousse a décidé de porter plainte en soutien au couple agressé verbalement.

Des menaces tels que « les mecs comme vous on les égorge », « il faut vous buter » ou encore « vous n’avez pas le droit de vivre en France » ont été proférés à l’encontre des victimes, qui, d’autre part, se sont fait copieusement injurié de « sale pédale, tarlouze, gros pédé ».

Cette affaire soulève deux graves problèmes dont les LGBT sont victimes quotidiennement.

Premièrement, les faits mettent en évidence que les lieux publics sont les lieux communs de l’homophobie. La plainte de Mousse vise à faire prendre conscience au public de cette triste réalité. Il est inacceptable qu’en 2018 des propos homophobes puissent être tenus en plein milieu d’un super marché à une heure d’affluence. En plus de porter atteinte à l'intégrité morale des victimes, cela crée un sentiment d'insécurité incitant les victimes à cacher leur homosexualité, ce qui nuit à leur liberté fondamentale de vivre librement leur orientation sexuelle.

D’autre part, le flot d’injures homophobes dont ont été victime les deux hommes nous rappelle que le combat contre la banalisation des propos homophobes « de tous les jours » tel que « pédé » ou « tarlouze » est toujours d’actualité. Mousse est déterminé à lutter contre l’utilisation de ces « petits mots » utilisés couramment alors qu’ils sont blessants et humiliants pour les personnes homosexuelles. Le site de Mousse www.nohomophobes.fr montre à quel point le vocabulaire homophobe est couramment utilisé sur les réseaux sociaux. 

Cette affaire reflète donc les difficultés que rencontrent quotidiennement les LGBT en France. Il est inconcevable que de tels propos soient laissés impunis. Le droit doit être appliqué pour que, en France, chacun puisse vivre sa sexualité librement sans craindre les injures et les violences dans les lieux publics.

 

Contact presse :
Etienne Deshoulières - Avocat au barreau de Paris
Tél. : 0177628203 - cabinet@deshoulieres-avocats.com

www.deshoulieres-avocats.com  


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