Plainte pour diffamation gayphobe contre le journal Le Progrès

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Mousse et Stop Homophobie portent plainte aujourd’hui contre le journal Le Progès pour son article du 18 avril 2020 « Les rencontres ne restent pas virtuelles dans le milieu gay ».

Le 18 avril 2020, le quotidien Le Progrès a publié un article intitulé « Les rencontres ne restent pas virtuelles dans le milieu gay » sur le web, sur la version liseuse et sur la version papier du journal.

Cet article contient notamment les propos suivants : »Si l’activité ne faiblit pas sur les sites et applis de rencontres, ces dernières se concrétisent souvent par des rapports sexuels malgré le confinement.« 

En affirmant que les rencontres entre gays « se concrétisent souvent pas des rapports sexuels malgré le confinement« , Le Progrès impute aux gays le fait de ne pas respecter le confinement imposé par la crise sanitaire du Covid 19. Ce faisant, ce journal leur impute le fait de commettre deux infractions pénales : la violation des mesures de confinement et la mise en danger d’autrui.

L’imputation de ne pas respecter le confinement s’expliquerait selon l’article litigieux par le fait que les gays auraient une « sexualité hyperactive« . L’imputation de commettre des infractions pénales pour assouvir des désirs sexuels portent gravement atteinte à l’honneur et à la considération des hommes homosexuels.

Pour Me Étienne Deshoulières, avocat des associations, « cette imputation est d’autant plus vexatoire qu’elle renvoie les gays à l’image de drogués et de pervers sexuels à laquelle ils étaient assimilés à une époque passée en France et encore aujourd’hui dans d’autres pays où les rapports sexuels entre hommes constituent un délit pénal.« 


Contact presse :
Étienne Deshoulières
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